Bilan de la saison 2019 : Pourquoi je ne suis pas entièrement satisfait

 

La saison 2019 est terminée pour moi, je ne plante ni ne sème plus rien cette année. Il reste encore quelques légumes au jardin (choux, poireaux, carottes) mais je ne compte plus effectuer de travaux. Ce n’est pas pour ça que je ne fais rien. Tout se passe en fait dans ma tête où les plans et les projets tourbillonnent pour me faciliter encore plus le jardinage l’année prochaine.

Suis-je satisfait de la saison 2019 au potager ?

Pour commencer, je suis très satisfait en ce qui concerne la récolte des tomates qui, cette année encore, furent extrêmement abondantes et savoureuses. Je suis satisfait également de mes pommes de terre bien grosses et de mes concombres si doux et bien droits. La naissance de ma deuxième petite fille (11 semaines maintenant) a fait que j’ai planté et semé bien moins de variétés que les autres années. Je ne suis donc pas mécontent à ce niveau-là car j’ai réussi à ne pas me laisser dépasser par les événements.

19/08/2019 : naissance de ma fille Sam

Mais alors, pourquoi ne suis-je donc pas totalement satisfait? Pour moi, le potager doit également être source de repos et de détente. Or, les mesures que j’ai prises afin de faciliter et de réduire le temps passé au jardin n’ont pas été suffisantes. Il va donc falloir que je m’organise encore mieux pour que le jardinage ne se transforme pas en corvée et que je puisse me consacrer un maximum à ma petite famille. Je n’ai pas abandonné l’idée de prouver que même une famille où l’on travaille à temps plein et avec de jeunes enfants est capable de produire sa nourriture et ne doit pas forcément tout acheter au supermarché.  .

Je vous fais un petit récapitulatif de mes objectifs pour 2019 ainsi que ce que j’ai entrepris pour y arriver (et quelques déconvenues) :

Moins de désherbage – plus de paillage

Cette année, j’ai répandu 7 m³ de broyat dans le potager afin de limiter la corvée du désherbage. Tous les chemins ont été recouverts d’une couche de 10 à 15 cm de broyat et je dois avouer que cela a été bien efficace. J’ai eu très peu d’entretien à ce niveau.

J’avais également prévu 2 m³ de compost pour mes planches de culture mais je me suis vite rendu compte que ce n’était pas suffisant. J’en ai utilisé les 3/4 pour ma serre et je n’en ai plus eu assez pour garantir que mes planches de culture restent vierges de toute adventice. Heureusement, j’ai pu compter sur l’aide de mon papa pour qui le désherbage n’est absolument pas une corvée. Merci papa 🙂

J’ai donc l’intention de faire livrer au moins 5 m³ de compost bien mûr l’année prochaine, un compost qui aura été stérilisé et ne contiendra aucune semence active. J’aurai ainsi assez de matière pour couvrir toutes mes planches de culture d’une couche de 10 à 15 cm. Si l’hiver est pluvieux et que le compost est trop rapidement digéré par le sol, j’en rajouterai encore un peu au printemps. Les quelques heures que je pourrai consacrer au potager chaque semaine devront être une période de ressourcement et non de stress parce que les mauvaises herbes se développent partout. Je sais que les pissenlits et le plantain ont leur utilité mais je préfère consommer les légumes que j’ai semés.

Un potager réduit

Afin de réduire les heures passées au jardin et passer de 6, voire 8 h par semaine à  +/- 2 h, il a fallu que je réduise la superficie du potager. J’ai pu bénéficier de « l’aide inestimable » de mon épouse qui a proposé de déplacer la serre tunnel et de la transférer au potager qui se trouve un peu plus loin dans la rue. L’emplacement libéré a ainsi été transformé en pelouse pour que mes deux petites puces puissent y jouer.

Démontage de ma serre tunnel
Ma serre Splendid sur son nouvel emplacement

Waar ooit mijn tunnel stond

L’ancien emplacement de ma serre

Ma passion pour le vin

Une bonne partie de mon potager a été transformée en « vignoble ». J’y ai en effet planté 83 pieds de vigne et leur entretien est bien moins contraignant que celui d’un potager. Je n’ai plus qu’à tailler, guider et récolter le raisin. Le sol est couvert d’une épaisse couche de broyat, empêchant ainsi le développement des adventices. Voici un petit aperçu des variétés :

  • Plantés en 2015 (récolte depuis 2018):
    • 11 pieds de Chardonnay
    • 10 pieds de Pinot Noir
  • Transplantés en 2019, des pieds âgés de 8 à 12 ans, provenant d’un ami décédé (récolte espérée à partir de 2020):
    • 32 Johanniter
    • 15 Regent
  • Plantés en 2019 (première récolte probable en 2022):
    • 15 pieds de Regent
Mijn wijnpers
Ma presse à vin

Mais rassurez-vous, il me reste malgré tout suffisamment d’espace pour cultiver :

  • 3 planches de culture de 1m sur 7m
  • 1 planche de 2m sur 7m se terminant en pointe
  • 5 planches de 1m20 sur 2 à mi-ombre
  • un morceau de 2,5 m sur 6 que je dois encore aménager.
  • Une aspergeraie de 4 m
  • Ma serre tunnel Splendid de 7,5 m sur 3 m.

Ce qui me fait une superficie totale de 60 m² pour le potager. L’année dernière j’en avais encore 120.

De l’eau au potager

Rien n’est plus frustrant que de voir dépérir et mourir de soif les jeunes plants que l’on a bichonnés et replantés avec soin. J’ai donc décidé en 2019 que cela n’arriverait plus. J’ai fait installer 5 cuves à eau de 1000 L chacune. 4 de ces cuves sont reliées à un système d’irrigation, le C180 d’ Irrigatia.  (disponible sur notre site). J’ai également pourvu ma serre d’un système de goutte à goutte pour mes tomates, mes poivrons, mes piments, mes concombres, mes melons et mes aubergines.

La première des 5 cuves de récupération d’eau

Je ne regrette absolument pas cet investissement. La pompe qui fait circuler l’eau est alimentée par un panneau solaire. Plus le soleil brille, plus la batterie se charge et plus l’eau est distribuée. Le système est équipé d’un régulateur permettant de choisir entre 5 vitesses de distribution. Finie la corvée de l’arrosage en pleine canicule. Dans la serre je n’ai donc eu qu’à planter, guider et tailler mes plantations. La récolte des tomates, des piments, des concombres,des melons et des poivrons a été spectaculaire. Seules les aubergines ont été décevantes, carrément catastrophiques même. Pourquoi? Mystère ! Mais j’ai entendu autour de moi que de nombreux jardiniers avaient raté leurs aubergines cette année.

Moins de semis, plus de plants

En 2019, j’ai effectué moins de semis et acheté plus de plants que les années précédentes. J’adore remplir des plateaux à semis et regarder pousser les jeunes plants mais cela prend malheureusement beaucoup de temps et d’espace dont je ne dispose plus. En 2020, quasi toutes mes cultures seront donc faites à partir de plants achetés, à part quelques variétés de tomates, de piments, de poivrons, de carottes et de panais. Cela coûte un peu plus cher mais je préfère passer du temps avec Ella et l’accompagner au potager plutôt que de passer mon temps à trimbaler des plateaux de semis à gauche et à droite.

Ce n’est pas pour ça que j’ai abandonné définitivement les semis. J’espère bien que mes filles attraperont le virus du jardinage et m’aideront plus tard à remplir des plateaux et des pots de terreau et de semences.

Mes projets pour me rendre la vie encore plus facile au potager

Réorganisation de la zone de compostage

Vous savez comment ça va. On prévoit quelques bacs à compost ou on en bricole un avec quelques palettes pour y mettre tous les déchets verts et bruns du jardin. On commence à les remplir et très vite, ils débordent car on n’en a pas prévu assez. On se retrouve alors avec des tas de végétaux en décomposition à côté des emplacement initialement prévus. Dans mon cas, il s’agit des tiges de tournesol, des plants de tomates et des plants de choux, bref, tout ce qui est trop grand pour entrer facilement dans les composteurs. Pendant ce temps, les végétaux qu’on a mis dans les composteurs ne se décomposent pas correctement car on n’a pas pensé à respecter l’équilibre entre les matières sèches et les matières humides. Le « compost » est rempli de gros morceaux et, dans certains cas, s’est même transformé en bouillasse noire puante.

J’ai donc décidé d’investir dans un petit broyeur qui me permettra de hacher tout ce qui doit entrer dans mes composteurs. Le mélange sera ainsi plus homogène et les vers de compost parviendront mieux à digérer toute cette manne.

Le potager sera ainsi plus net et moins stressant car je n’aurai plus ces tas de branchages qui traînent un peu partout.

Des montagnes de broyat pour mes chemins (22 février 2019)

Nouvel emplacement à préparer

En 2019, j’ai revendu ma petite caravane car elle était devenue trop petite pour partir en vacances maintenant que nous avons 2 enfants. J’ai également fait abattre un hêtre abîmé par les vents violents et qui menaçait de s’écrouler sur la route adjacente. L’emplacement ainsi libéré permettra la création d’une nouvelle planche de culture (et non, je n’y planterai pas de vignes).

Du paillage, du paillage et encore du paillage

J’ai pris contact avec 2 élagueurs qui m’ont promis du broyat que j’irai chercher moi même lorsqu’ils taillent des arbres. En ce qui concerne le compost, je dois le payer mais je préfère payer pour un compost garanti sans semences. En 2016 j’ai eu la mauvaise idée de faire livrer 4 m³ de compost d’une entreprise dont le compost comportait énormément de semences vivantes. Depuis, je suis régulièrement envahi de chiendent et de laiteron et je n’arrive pas à en venir à bout.

Conclusion

Comme vous avez pu le lire, un jardin n’est jamais figé. Tout est toujours en constante évolution selon les circonstances de la vie. En ce moment, j’ai moins de temps? je cherche donc à adapter mon potager en fonction de mes disponibilités plutôt que de baisser les bras. Cela demande parfois des investissements mais ils ne sont jamais perdus. Et j’ai bon espoir d’amener mes enfants à profiter du potager comme moi. Un jour, mon potager sera peut être trop petit 🙂

J’espère vous avoir convaincu de ne pas renoncer et de vous avoir donné quelques idées. Envoyez-moi vos idées et vos conseils par mail à tom@moestuinweetjes.com

Pensez à partager cet article autour de vous via les réseaux sociaux et à jeter un oeil à notre boutique en ligne. Je vous souhaite un bel automne et vous invite à profiter d’un repos bien mérité après cette saison 2019 qui fut loin d’être facile. Et pour ceux qui voudraient encore mettre les mains dans la terre, il reste encore des carottes de chicon sur notre site astucesaupotager.com

A bientôt, Tom

Ikzelf in mijn moestuin
Dans mon potager

 

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