Checklist N° 15 pour le potager – du 1er au 15 septembre – Je lève un coin du voile sur mes projets

potager septembre

Checklist N° 15 pour le potager – du 1er au 15 septembre – Je lève un coin du voile sur mes projets

Introduction

Nous voici déjà au mois de septembre ! La saison tire tout doucement à sa fin au jardin. Le soleil est déjà bas sur l’horizon et brille moins fort, l’humidité se fait sentir le matin. Les températures vont baisser progressivement au fil des semaines. Bientôt, ce sera le retour des journées grises et sombres. Les possibilités de semis se réduisent comme peau de chagrin.

Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus rien à faire au jardin en ce moment. Je prépare actuellement des semis qui me permettront de récolter encore des légumes cet hiver. Je compte également faire pousser de jeunes pousses de légumes comme de la cressonnette. Et au mois de novembre, je sortirai ma serre chauffante et mes lampes de culture du placard pour bien les nettoyer avant de les mettre en service début 2019.

Combien de checklists reste-t-il pour 2018 ?

Je continuerai à rédiger des checklists mais celles-ci seront de plus en plus courtes, du moins en ce qui concerne les semis. J’y évoquerai par contre mes projets pour l’année prochaine car ma vision du potager évolue, peut être est-ce lié à ma paternité toute récente. Ma petite fille a maintenant 8 semaines et se porte à merveille, tout comme mon épouse. J’en profite pour vous remercier encore pour tous les messages que vous m’avez envoyés.

Vous préférez consulter la checklist ailleurs ?

Pour ceux d’entre vous qui reçoivent cette checklist par mail : Si vous souhaitez la consulter sur le site d’Astucesaupotager, suivez ce lien : : consulter la checklist sur Astucesaupotager

Pour ceux qui consultent la chekclist sur le site : Vous souhaitez l’obtenir par mail toutes les 2 semaines, suivez ce lien pour vous inscrire : Inscription à la checklist par mail

Ma vision du potager évolue

Astucesaupotager en quelques chiffres …

J’ai lancé le site Astucesaupotager.com en 2015 peu après son pendant en Néerlandais Moestuinweetjes.com. J’ai également une chaine Youtube (uniquement en Néerlandais). Depuis lors, plus de 100 000 personnes se sont rendues sur le site (beaucoup d’entre eux à plusieurs reprises) à la recherche d’informations sur la profondeur des semis, un calendrier des semis et des plantations ou un produit de notre boutique en ligne. Parmi elles, plus de 2 000 sont devenues clientes.

Je n’aurais jamais cru pouvoir atteindre autant de gens. Il faut croire que cultiver sa propre nourriture prend de plus en plus d’importance dans notre société.

Satisfaction et envie d’aller encore plus loin

Je suis journaliste de formation bien que je n’exerce pas ce métier. Un grave accident de la route juste après la fin de mes études m’a fait perdre l’usage d’un bras, ce qui m’a obligé à opter pour un autre emploi. Je suis donc devenu comptable, responsable en informatique et accompagnateur dans une association promouvant la liberté du choix de vie pour les personnes souffrant d’un handicap. C’est un boulot que j’adore et mon site me permet d’exercer mes « talents » de journaliste d’une certaine manière.

J’apprécie surtout les réactions des gens, leurs partages d’expériences, les astuces, leur histoire… Je suis agréablement étonné par le nombre de réactions provenant de jeunes (certains même très jeunes) qui se lancent dans le jardinage.

  • Staf
    je suis fan de tes vidéos et c’est toi qui m’as donné envie de jardiner et j’ai 9 ans.
  • Werner F
    Salut Tom, c’est la première fois cette année que je commence un potager et avec un succès certain grâce à tes videos. Dans mon potager, il y a une bande d’1 m qui se trouve tout le temps à l’ombre. Que pourrais-je y planter ?
  • Siem P :
    Salut Tom,
    Je suis un tout grand fan et j’ai 15 ans. Je viens de commencer un potager et je dois encore prendre de l’expérience. Mes poivrons, mes piments et mes tomates ont germé. Est-ce que je pourrais les laisser pousser dehors. Je n’ai pas de serre.😢
    Merci, Siem.
  • Nicole
    Super site, je suis fan, je viens de commencer un potager et j’apprends beaucoup de toi. Que fais-tu avec toutes tes récoltes?
  • Bert Rots
    Super vidéo une fois de plus. Je viens de la visionner avec ma copine en faisant la vaisselle. Elle l’a aussi trouvée 👍👍👍👍👍👍

Toutes ces réactions, tant sur youtube, Facebook, la checklist et le site d’Astucesaupotager me boostent et me donnent envie de vous accompagner encore plus loin dans le jardinage.

Un potager vs l’accès à une alimentation savoureuse, fraîche et écologique

Les légumes du potager ont 7 fois plus de valeur que ceux du supermarché

Comme je l’ai dit plus haut, j’ai lancé Astucesaupotager en 2015 afin de persuader tout un chacun de commencer un potager. J’ai d’ailleurs publié plusieurs articles à ce sujet sur le site et envoyé des checklists bimensuelles pour encourager un maximum de gens à se lancer.

Afin que nous sachions dans quel sol a été cultivée la pomme de terre que nous mangeons. Afin que nous sachions que la pomme de terre, la tomate ou la carotte que nous consommons n’a pas parcouru des milliers de kilomètres dans des avions ou des camions. Ce qui nous permet par ailleurs d’éviter plusieurs kilos d’emballage (souvent du plastique) chaque année. Afin que nous assistions à la croissance d’un légume et nous rendions au jardin chaque jour afin de constater son évolution, un bienfait pour la santé de l’esprit. Afin de parfois devoir transpirer pour par exemple butter les poireaux ou se rendre maître des adventices, un bienfait pour le corps.  Afin de nouer des contacts avec d’autres pour procéder à des échanges de semences ou de plants ou faire un compost en commun.

Cultiver soi-même ses légumes a donc 7 avantages:

  • On sait d’où vient notre nourriture et comment elle a été cultivée
  • On évite pas mal de pollution au niveau de l’environnement
  • On améliore sa santé mentale
  • On garde la forme
  • On a des interactions sociales et on rend les gens heureux
  • On économise de l’argent (enfin je l’espère)
  • On mange des légumes bien plus savoureux

Je suis convaincu de l’avantage d’avoir un potager et je suis persuadé que le fait d’en posséder un ne se limite pas qu’à ces 7 avantages. J’en ai certainement oubliés. Un potager, c’est une leçon de vie pour les enfants qui peuvent ainsi voir comment poussent les légumes et se rendre compte que le fait d’accorder de l’attention et du respect à quelque chose apporte des résultats. Une leçon difficile à transmettre sur les bancs de l’école mais tellement importante au cours d’une vie. Je suis sûr que vous trouverez d’autres avantages. N’hésitez pas à me les partager sur tom@moestuinweetjes.com ou en commentaire sous cet article.

Je ne suis pas fan des supermarchés

Tout le monde n’a pas les doigts verts

Je comprends cependant tout à fait que tout le monde n’ait pas les doigts verts, que tout le monde n’a pas la possibilité de faire du potager une priorité. Cela peut être dû à une vie de famille trop intense, un manque de terrain…Malheureusement, beaucoup de gens se tournent alors vers les supermarchés pour s’approvisionner en légumes, alors qu’il y a des alternatives comme les marchés locaux et bio, les maraîchers, les fermes. Malheureusement, ils ne représentent qu’une infime partie des sources d’approvisionnement.

Supermarché = efficacité

Au tout puissant supermarché, tout est bien rangé, aligné, lavé, classé, en vrac ou préemballé. Il suffit de parcourir 10 m pour trouver les céréales pour le petit déjeuner ou la poudre à lessiver. Un petit tour d’1/2 h dans les rayons avec le caddie, 2 minutes à la caisse self scanning et hop, on rentre à la maison. Plus besoin de s’inquiéter pour le reste de la semaine, on a fait le plein de viande, de légumes, de poudre à lessiver, de produits hygiéniques,… On peut même s’acheter une télé ou une valise à outils de 250 pièces.

Profit profit profit

Vous trouvez peut être que je m’éloigne de plus en plus du sujet (un accès à une alimentation écologiquement responsable) mais je n’aime vraiment pas les supermarchés. La première raison c’est que leur objectif premier n’est pas de vous satisfaire mais d’engranger un maximum de bénéfices afin que les actionnaires puissent engranger leurs 4% de dividendes tous les ans. Tout le système est basé sur ces 4% : les coûts et les profits, l’aménagement des magasins, les systèmes de paiement, les heures d’ouverture…

Cet objectif de 4% se retrouve également dans l’offre alimentaire. Du persil toute l’année, même s’il doit provenir d’Ethiopie par avion (8 000 km)…  Un persil acheté à bas coût, produit par une main d’oeuvre sous payée…4% 4% 4%.

L’écart entre les supermarchés et la nourriture cultivée localement est trop important

Les supermarchés ne sont pas les seuls à proposer des tomates, des poivrons ou du céleri tout au long de l’année. Les marchés hebdomadaires ne sont pas en reste. Les vendeurs de légumes et leur étal de 18 m couvert de légumes et de fruits ayant parcouru des milliers de kilomètres ont pour seul objectif de gagner de l’argent et non pas de proposer des légumes locaux et adaptés au climat. L’écart entre ces produits et ceux qui se trouvent dans mon potager est énorme, il existe très peu de demi mesures et celles qui existent n’ont pas assez de succès.

Accès à une alimentation locale en provenance d’une ferme urbaine

Ce n’était pas dans mon intention d’écrire au sujet des supermarchés mais il fallait que je dise ce que j’ai sur le coeur. Revenons à nos moutons, ou plutôt à une alimentation responsable. Mon potager me permet de cultiver des légumes bio et locaux. Je peux les partager avec ma famille et quelques amis proches. Personne ne quitte notre maison sans légumes frais. Quand nous sommes invités chez quelqu’un, nous apportons un panier de légumes frais plutôt qu’un bouquet de fleurs ou une bougie parfumée fabriquée en Chine. Nous sommes chaque fois accueillis à bras ouverts. Les potagers sont relativement rares et ceux qu’on voit ne sont souvent cultivés qu’en été et ne contiennent que quelques variétés de légumes. Il m’est actuellement impossible de cultiver plus pour la vente car je ne suis pas enregistré en tant qu’agriculteur et de toute façon, avec mon emploi, ce n’est pas faisable. Produire des légumes ne se limite pas à cultiver, il faut également laver, emballer, vendre, livrer, s’occuper de la comptabilité et des paperasses administratives.

Une ferme urbaine, késako ?

J’envisage de cultiver des légumes pour d’autres personnes dans mon potager. Afin de permettre à plus de gens de manger des légumes locaux, voire même en provenance de leur jardin s’ils mettent celui-ci à disposition. Je voudrais produire de la nourriture écoresponsable au sein de ma ville tant pour les gens qui accepteraient de partager un morceau de leur terrain qu’avec ceux qui opteraient pour un panier hebdomadaire, voire des restaurants intéressés. Je compte faire quelques essais en 2019 à petite échelle. Je ferai quelques tests pour voir ce que je peux produire en hiver, au printemps, en été et en automne pour fournir de manière ininterrompue des produits BIO et locaux. Je partirai d’un petit noyau de consommateurs comprenant ma famille, des amis et un restaurant. Une ferme urbaine c’est donc un jardin qui fournit des fruits et des légumes à petite échelle pour la population locale. La terre ne lui appartient pas forcément, il est tout à fait possible de cultiver dans des terrains appartenant à d’autres personnes en échange d’une partie des produits.

Que ferais-je dans ma ferme urbaine

Je veux m’engager à fournir à mes « clients » (je n’aime pas ce terme) une sélection de légumes chaque semaine afin qu’ils ne se rendent plus au supermarché pour y acheter des légumes au bilan carbone désastreux. Si mon expérience rencontre le succès souhaité en 2019 et si je réussis à approvisionner chaque semaine ma propre famille plus quelques autres ainsi qu’un restaurant en légumes frais, j’envisagerai d’étendre le projet. Ceci afin de cultiver dès 2020 des légumes pour des restaurants, un marché fermier BIO, un système de paniers fermiers ou un petit magasin BIO. Tout cela dans ma ville, sans avoir besoin de camions, d’avions ou autres pollueurs. J’aimerais à terme embaucher des gens qui ont de la difficulté à trouver un emploi.

C’est un projet passionnant mais également ambitieux, j’en suis conscient. Cela impliquerait de travailler beaucoup plus pour moins d’argent tout en changeant le monde petit à petit, m² par m². Mon emploi actuel est encore prioritaire et je ne me laisserai pas abattre si mon projet échoue, même si je mettrai tout en oeuvre pour qu’il aboutisse. Quelques personnes me donnent d’ailleurs déjà un coup de main, sans elles, je n’y arriverais pas.

J’attends vos avis sur mon projet de ferme urbaine

J’en viens à ma requête : j’aimerais beaucoup avoir votre avis sur ce projet de ferme urbaine. Qu’en pensez-vous? Que diriez-vous de suivre mes péripéties en 2019 par le biais de vidéos, de blogs, de photos instagram ? Avez-vous des suggestions, des remarques, des conseils ? Je lirai tous les avis et vous répondrai sans faute à tous.

Que peut-on encore semer maintenant ?

Légumes-feuilles

Pensez à semer de la laitue à couper (blonde de Paris), du mizuna et de la claytone de Cuba en ce début de septembre pour les récolter cet hiver. Je viens d’effectuer les premiers semis dans mes plateaux alvéolés, je ferai les prochains dans 3 semaines. Pensez à prévoir un voile de protection en cas de gelées (nocturnes).

Crucifères

Les choux fleurs que vous sèmerez maintenant ne seront pas à manger cette année mais à repiquer l’année prochaine. Je sème la variété Walcheren Winter en plateau de 73 alvéoles, je les repique ensuite dans des pots p7 et les repique en place au début de l’année prochaine dans ma serre tunnel.,

Légumineuses

Vous pouvez semer des fèves mais sachez qu’elles ne produiront plus cette année. Elles germeront et se développeront en jeunes plants qui hiberneront pour reprendre ensuite leur croissance l’année prochaine. Ce semis précoce est à conseiller à tous ceux dont les cultures souffrent d’attaques de pucerons. Il vous permettra de gagner quelques semaines par rapport au semis en place en février.

Légumes-racines

Les bulbilles d’oignons plantés en ce moment sous la serre produiront de beaux oignons juste avant la plantation de piments et de poivrons fin mai. Plantés en extérieur, ils produiront en juin ou en juillet. Pensez alors à les protéger d’un filet anti insectes au mois de mars.

Aromatiques

Le persil se sème maintenant pour remplacer vos plants actuels. Semez le persil sous abri et repiquez le à l’emplacement des tomates. Amendez bien le sol à l’aide d’engrais en granulés bio ou de compost mûr.

Conclusion

Et nous voici une fois de plus à la fin de la checklist. N’hésitez pas à la partager autour de vous via les réseaux sociaux et à vous rendre dans notre boutique en ligne. Vos achats permettront de financer les projets d’Astucesaupotager afin d’encourager un maximum de personnes à commencer un potager et à se nourrir sainement et localement.

J’apprécierais beaucoup que vous partagiez mon idée de ferme urbaine et que vous me fassiez part de vos avis et de vos conseils, que ce soit par mail ou à la fin de cet article.

A bientôt, Tom

Ikzelf in mijn moestuin
Dans mon potager

2 Commentaires sur “Checklist N° 15 pour le potager – du 1er au 15 septembre – Je lève un coin du voile sur mes projets

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